Les grandes distilleries se lancent de plus en plus dans des séries expérimentales afin de sortir des nouveautés originales mais aussi d’attirer de nouveaux consommateurs. De quoi créer une nouvelle clientèle mais aussi récompenser l’ancienne.

Pensons ainsi aux deux premières expérimentations sorties par Glenfiddich l’année dernière, la XX réconfortant les aficionados tandis que l’IPA attirait les beer-geeks. Une volonté à nouveau affirmée par la sortie de l’expérimentation vin de glace, sold-out dès sa sortie. Du côté de Johnny Walker, cette volonté se traduit par deux sorties de fin d’année: un vieillissement en fût de rhum et l’usage de malt torréfié. A nouveau, l’attrait pour le milieu de la bière et d’un autre spiritueux est évident!

Penchons-nous sur le Blender’s Batch Espresso Roast, élaboré par Aimée Gibson: mélangeuse chez Johnny Walker. Cette nouvelle bouteille, élégante et sobre, sort pile pour les fêtes de fin d’année et a bénéficié d’une présentation internationale lors de la finale du World Class de Diageo au Mexique. Nous ne pouvons d’ailleurs qu’imaginer de nombreuses possibilités de cocktails, aux inspirations tropicales. Ou pourquoi pas une revisite du Black Russian, inventé à Bruxelles dans l’hôtel Métropole?

L’orge subit une torréfaction après son maltage, afin d’obtenir des grains plus sombres qui donneront des saveurs supplémentaires à l’alcool. Cette technique, très répandue dans le monde de la bière, permet d’obtenir des Stouts et autres Porters. Cet Espresso Roast gagne donc une robe ambrée foncée et des arômes de café brûlé rappelant l’Italie ou encore des notes amères de chocolat noir. Le passage en fût neuf, plus classique, confère des notes de vanille et d’épices blanches ainsi que des tanins plus vifs. Johnny Walker signe ici un whisky intéressant, équilibré, plutôt destiné aux mixologues en herbe.